« Pourquoi Ruth Kadiri dit que ses études qu’elle détestait l’ont rendue plus forte »
« Pourquoi Ruth Kadiri dit que ses études qu’elle détestait l’ont rendue plus forte »
Introduction
Le parcours de Ruth Kadiri illustre une vérité souvent sous-estimée : la réussite ne naît pas toujours d’un chemin linéaire ni d’une vocation précoce clairement assumée. Avant de devenir une figure reconnue de Nollywood, elle est passée par une formation qu’elle n’aimait pas, dans un environnement académique exigeant, presque impitoyable. Étudier l’administration des affaires à Yabatech n’était ni un rêve ni un choix passionné, mais cette étape a joué un rôle fondamental dans la construction de son caractère.
Ce témoignage met en lumière l’importance de la discipline, de la persévérance et de l’apprentissage indirect. Même lorsque le chemin emprunté semble éloigné de la destination finale, chaque expérience peut devenir une pierre fondatrice du succès futur. Développer ce récit permet de réfléchir plus largement au rapport entre études, vocation, rigueur et créativité.
I. Yabatech : un choix académique loin de la passion
Lorsque Ruth Kadiri entre à Yabatech pour étudier l’administration des affaires, le cinéma n’est pas encore au centre de son projet de vie. Comme beaucoup de jeunes, elle se retrouve orientée vers une filière considérée comme sérieuse, stable et socialement valorisée.
L’administration des affaires est une discipline qui exige une rigueur intellectuelle particulière : chiffres, gestion, logique, planification. Pour Ruth, cette formation n’était pas source d’enthousiasme. Elle n’aimait ni la comptabilité ni la gestion, des matières perçues comme arides et éloignées de sa sensibilité créative.
Pourtant, ce décalage entre ses goûts personnels et le contenu de la formation va devenir un terrain d’apprentissage décisif.
II. La rigueur d’un système éducatif sans indulgence
Yabatech était réputée pour sa discipline stricte. L’échec n’y était pas toléré, et les sanctions pouvaient être sévères. Un étudiant qui ne suivait pas le rythme risquait l’exclusion pure et simple.
Dans un tel contexte, il n’y avait pas de place pour l’improvisation ou la négligence. Même sans amour pour la matière, l’étudiant devait travailler, s’adapter et produire des résultats.
Cette rigueur a contraint Ruth Kadiri à développer une éthique de travail solide. L’obligation de réussir, indépendamment de la motivation personnelle, l’a confrontée très tôt à une réalité fondamentale : la vie n’offre pas toujours le luxe de faire uniquement ce que l’on aime.
III. Apprendre à persévérer dans l’inconfort
L’un des enseignements majeurs de cette période est la capacité à persévérer malgré le désintérêt. Travailler sur des sujets qui ne passionnent pas demande une force mentale particulière.
Ruth Kadiri apprend alors à séparer le plaisir de l’effort. Elle comprend que l’engagement et la constance peuvent produire des résultats, même en l’absence de passion.
Cette aptitude à avancer sans excitation immédiate est rare, mais essentielle. Elle forge une discipline intérieure qui dépasse le cadre académique et s’applique à toutes les sphères de la vie.
IV. La discipline comme fondement du succès
Même si elle n’aimait pas sa formation, Ruth en retire un bénéfice durable : la discipline. Cette discipline ne se limite pas à respecter des horaires ou à rendre des devoirs à temps. Elle devient une manière de penser et d’agir.
Être disciplinée, c’est apprendre à structurer son temps, à respecter des objectifs, à gérer la pression et à rester constante dans l’effort. Ces qualités sont souvent invisibles, mais elles constituent l’ossature de toute réussite durable.
Dans les métiers créatifs, cette rigueur est parfois sous-estimée, alors qu’elle est indispensable.
V. Le lien inattendu avec le monde du cinéma
Plus tard, lorsqu’elle entre dans l’univers de Nollywood, Ruth Kadiri réalise à quel point cette formation exigeante l’a préparée à la réalité du terrain.
Les longues journées de tournage, les délais serrés, la coordination d’équipes nombreuses et les réunions interminables exigent une endurance mentale et physique considérable.
Sans la discipline acquise à Yabatech, ces contraintes auraient pu devenir écrasantes. Au contraire, elle était déjà habituée à travailler sous pression et à tenir sur la durée.
VI. De l’étudiante à la productrice : continuité et cohérence
En tant que productrice à Nollywood, Ruth Kadiri doit gérer des budgets, planifier des projets, organiser des équipes et prendre des décisions stratégiques.
Ironiquement, les compétences issues de l’administration des affaires trouvent ici une application directe. La gestion, la planification et la rigueur financière deviennent des atouts majeurs dans son travail.
Ce qui semblait inutile ou contraignant dans le passé se révèle parfaitement pertinent dans son présent professionnel.
VII. Le choix de la communication : une vocation assumée
Lorsqu’elle opte finalement pour la communication, Ruth Kadiri ne repart pas de zéro. Elle apporte avec elle la discipline, la méthode et la persévérance acquises précédemment.
La communication, bien que plus créative, exige elle aussi de la rigueur : préparation, cohérence du message, respect des délais, gestion de l’image.
Grâce à son parcours antérieur, elle aborde cette nouvelle voie avec sérieux et professionnalisme.
VIII. Rien n’a été vain : le sens du recul
Avec le recul, Ruth Kadiri affirme que rien n’a été inutile. Même cette formation qu’elle n’aimait pas a contribué à forger son caractère.
Cette prise de conscience est essentielle. Elle invite à reconsidérer les expériences jugées négatives ou inutiles. Souvent, leur valeur ne se révèle qu’avec le temps.
Chaque étape de la vie, même inconfortable, peut devenir un apprentissage structurant.
IX. Un message inspirant pour la jeunesse
Le parcours de Ruth Kadiri envoie un message fort aux jeunes : ne pas aimer une situation ne signifie pas qu’elle est dépourvue de sens.
La discipline acquise dans des contextes difficiles peut devenir un avantage décisif dans la poursuite de ses rêves.
Il ne s’agit pas de renoncer à sa vocation, mais de comprendre que le chemin vers celle-ci peut emprunter des détours nécessaires.
Conclusion
L’expérience de Ruth Kadiri à Yabatech montre que la discipline est parfois le fruit de contraintes, et non de la passion. Étudier une filière non désirée, dans un cadre strict, lui a appris à persévérer, à travailler dur et à produire des résultats.
Ces qualités se sont révélées déterminantes dans sa carrière au cinéma et dans la communication. Rien n’a été perdu, rien n’a été vain.
Son parcours rappelle que la réussite créative repose autant sur la rigueur que sur le talent, et que les détours de la vie peuvent devenir les fondations les plus solides de l’accomplissement personnel.