« Je suis toujours sélectionneur » : Marc Brys déclenche une crise majeure au Cameroun , le football camerounais en danger ? Les accusations explosives de Marc Bry»
« Je suis toujours sélectionneur » : Marc Brys déclenche une crise majeure au Cameroun , le football camerounais en danger ? Les accusations explosives de Marc Bry»
Page 1 – Une bombe médiatique qui secoue le football camerounais
Le football camerounais traverse l’une des crises institutionnelles les plus graves de son histoire récente. Marc Brys, entraîneur belge nommé sélectionneur des Lions Indomptables, affirme toujours être en poste, annonce avoir saisi la justice, et accuse ouvertement la FIFA de complicité avec Samuel Eto’o, président de la Fécafoot.
Dans un entretien explosif accordé à Sporza, Brys ne mâche pas ses mots. Il parle d’illégalité, d’amateurisme, de décisions arbitraires et d’un système où certains se placeraient au-dessus de la loi.
Une sortie médiatique rare, lourde de conséquences, qui met en lumière une guerre de pouvoir aux ramifications profondes.
Page 2 – « Je suis toujours sélectionneur » : une légitimité revendiquée
Marc Brys est catégorique : il se considère toujours comme le sélectionneur du Cameroun.
« Un sélectionneur est en poste du premier au dernier jour de son contrat. On ne l’est pas par intermittence. »
Selon lui, aucun acte juridique formel n’a mis fin à sa mission. Ni licenciement, ni notification officielle, ni décision administrative valable ne lui ont été transmis.
Il rappelle un point fondamental :
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Il a été nommé par les autorités compétentes
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Seul le président de la République ou le ministère des Sports peuvent légalement le révoquer
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La Fécafoot, selon lui, n’en a pas le pouvoir
Cette affirmation place le conflit sur un terrain strictement juridique.
Page 3 – Silence, flou et absence totale de communication
L’un des reproches majeurs formulés par Marc Brys concerne l’absence totale de communication.
« Je n’ai jamais été informé personnellement, ni par la Fécafoot ni par le ministère. »
Ni courrier, ni appel officiel, ni réunion de clarification. Le staff technique se serait retrouvé plongé dans une incertitude totale à l’approche d’une compétition majeure.
L’épisode des billets pour le Maroc symbolise ce chaos organisationnel :
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Demande envoyée
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Aucune réponse
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Puis une interdiction informelle venue d’“une personne”
Pour Brys, cela illustre un fonctionnement opaque et illégal.
Page 4 – Une exclusion jugée injuste et humiliante
Marc Brys explique pourquoi il n’a plus regardé les matchs des Lions Indomptables :
« Quand on est exclu injustement, on ne ressent plus l’envie d’analyser ces matchs. »
Il insiste pourtant sur un point essentiel :
Il ne critique ni les joueurs, ni les résultats.
Au contraire, il affirme :
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Espérer que le Cameroun aille loin
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Être heureux des performances
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Garder des contacts avec certains joueurs
« Ils regrettent que le staff et moi ne soyons pas là. »
Cette déclaration révèle un malaise profond au sein du groupe.
Page 5 – Joueurs professionnels, politique sportive défaillante
Brys établit une distinction nette entre les acteurs de terrain et les dirigeants.
« Ce sont de bons gars, très professionnels. Mais ce n’est pas le cas de la politique sportive. »
Il décrit un environnement où les décisions sportives sont dictées par des rapports de force, des ego et des démonstrations d’autorité, plutôt que par l’intérêt collectif.
Selon lui, le Cameroun paie le prix d’une gouvernance instable, incapable de gérer calmement une qualification et une phase finale.
Page 6 – Une décision jugée illégale et sans précédent
L’ancien sélectionneur se montre particulièrement sévère :
« La manière dont cela s’est passé est illégale et contraire à toute logique. On ne voit cela nulle part ailleurs dans le monde. »
Changer de staff à deux jours d’une compétition majeure est, selon lui :
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Un acte d’improvisation
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Une rupture de continuité
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Une violation des règles de gouvernance sportive
Il estime que la fédération aurait dû agir en coulisses, sans exposer publiquement le Cameroun à un tel ridicule institutionnel.
Page 7 – Opportunisme et lutte de pouvoir
Marc Brys évoque un acte calculé :
« Il y a eu un acte d’opportunisme. Quelqu’un voulait montrer qu’il était le plus fort. »
Sans le nommer explicitement, il fait clairement référence à Samuel Eto’o, président de la Fécafoot.
Cette lutte de pouvoir, selon lui, dépasse le cadre du football :
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Elle marginalise le ministère
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Elle fragilise l’État
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Elle donne l’image d’un pays divisé
Page 8 – La justice comme dernier recours
Face à ce qu’il considère comme une violation contractuelle, Marc Brys a pris un avocat.
« Le contrat est clair. »
Il affirme que la Fécafoot n’a aucun fondement légal pour agir comme elle l’a fait. Pour lui, l’affaire est limpide et finira devant les juridictions compétentes.
Ce bras de fer judiciaire pourrait :
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Coûter cher financièrement
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Entacher durablement l’image du Cameroun
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Créer un précédent dangereux pour l’avenir
Page 9 – FIFA, Infantino et la “relation étrange”
L’accusation la plus grave vise la FIFA.
« Gianni Infantino devrait intervenir… mais il entretient une relation étrange avec Eto’o. »
Marc Brys suggère une forme de complaisance, voire de complicité, de l’instance mondiale face à ce qu’il qualifie d’illégalité manifeste.
Il estime que personne ne devrait se croire au-dessus des lois, encore moins face à 30 millions de Camerounais.
Une déclaration qui risque de faire grand bruit au niveau international.
Page 10 – Quel avenir pour les Lions Indomptables ?
Marc Brys se montre pessimiste :
« Je vois peu d’avenir. »
Non pas à cause des joueurs, mais à cause du système. Il dit discuter avec d’autres clubs et refuse de “tout faire exploser”, mais alerte sur un mal profond.
Cette crise pose une question centrale :
👉 Le football camerounais peut-il avancer durablement dans un climat de conflits permanents ?
Les résultats actuels masquent peut-être une fracture institutionnelle majeure.
Conclusion
Marc Brys n’est pas dans l’émotion, selon ses propres mots.
Il se place sur le terrain du droit, des principes et de la gouvernance.
Mais ses accusations — amateurisme, illégalité, abus de pouvoir, silence de la FIFA — dessinent un tableau inquiétant.
👉 Cette affaire dépasse le football.
Elle touche à l’image, à l’autorité et à la crédibilité d’un pays passionné par son sport roi.
Et le dernier mot est loin d’être prononcé.