Le dernier message WhatsApp de Halima Gadji envoyé à sa meilleure amie qui fait pleurer les Sénégalais et toute l’Afrique 

Le dernier message WhatsApp de Halima Gadji envoyé à sa meilleure amie qui fait pleurer les Sénégalais et toute l’Afrique

Le message commence dans une atmosphère légère, presque insouciante, portée par des rires et une musique de fond. « Merci vraiment… je t’embrasse fort. Bisous. » Ces mots simples, adressés à la “famille”, donnent immédiatement le ton : celui d’une femme proche de son public, qui partage tout, sans filtre. Elle s’apprête à vivre un moment important, qu’elle qualifie elle-même de « grand voyage ». Un départ à la fois concret et symbolique, accompagné par Beauty Travel, comme pour marquer une transition, une étape décisive de sa vie.

Face caméra, elle avoue son stress avec sincérité. « Si je vous dis que je ne stresse pas, je vous mens », lâche-t-elle en riant. Ce rire, pourtant, ne parvient pas totalement à masquer l’émotion. Car derrière l’excitation, il y a un rêve ancien qui s’apprête enfin à se réaliser : celui de changer, de se libérer, d’« enlever ses complexes ». Elle promet de montrer un avant-après, comme un rituel de renaissance, une manière de dire à ceux qui la suivent qu’eux aussi peuvent oser se transformer.

Le départ est lancé. « On est parti. » La phrase est répétée, presque comme pour se convaincre. Mais très vite, le ton change. L’euphorie laisse place à une gravité inattendue. La joie du voyage se heurte à une réalité plus lourde, plus douloureuse. « On a tous perdu », dit-elle soudain. Les mots tombent, bruts, sans détour. L’ambiance bascule. Ce n’est plus seulement un vlog de départ, c’est un hommage, un adieu implicite.

Elle remercie, encore et encore. « Merci beaucoup, merci, merci. » Ces remerciements ne sont pas anodins. Ils s’adressent à quelqu’un qui comptait, quelqu’un que beaucoup considéraient comme une figure importante, respectée, engagée. Elle parle d’« une grande », d’une personne précieuse, dont la disparition laisse un vide immense. Même ses phrases hésitent, se brisent, comme si l’émotion empêchait les mots de sortir correctement.

Elle insiste sur l’impact de cette personne : « Il a travaillé pour l’Afrique. » Cette phrase, simple mais puissante, suffit à résumer un engagement, une mission, une vie tournée vers les autres. Pour elle, et pour ceux qui l’écoutent, cette perte dépasse le cadre personnel. Elle touche à quelque chose de collectif, presque historique. « C’est très important pour nous », répète-t-elle, la voix chargée d’un respect profond.

Dans ce moment de vulnérabilité, elle évoque la difficulté de continuer, de « garder ça pour soi ». Garder la douleur, la dignité, le souvenir. « C’est pas facile », admet-elle. On sent une lutte intérieure entre le besoin de rester forte et celui de laisser couler les larmes. Elle promet d’essayer, sans certitude d’y parvenir. Cette honnêteté touche, car elle ne joue aucun rôle : elle est simplement humaine.

Puis, presque timidement, le quotidien reprend ses droits. Quelqu’un lui propose une photo. « Oui, bien sûr », répond-elle. Ce geste banal devient symbolique : malgré le deuil, malgré la fatigue émotionnelle, la vie continue. Les souvenirs se créent pendant que d’autres s’éteignent. L’instant est fragile, suspendu entre tristesse et gratitude.

La dernière phrase résonne longtemps : « C’était un enfant béni de Dieu. » Elle ne précise pas davantage, laissant chacun interpréter ces mots à sa manière. Est-ce une façon de parler de l’innocence ? Du destin ? De la lumière que cette personne dégageait ? Quoi qu’il en soit, cette conclusion donne au témoignage une dimension presque spirituelle, comme si le voyage entrepris n’était pas seulement géographique, mais aussi intérieur.

Ce récit, à mi-chemin entre confidence et hommage, rappelle que derrière les sourires, les projets et les rêves réalisés, il y a parfois des blessures profondes. Il montre aussi la force de ceux qui continuent d’avancer, même le cœur lourd, en emportant avec eux la mémoire de ceux qui ont compté. Un grand voyage, oui, mais aussi un moment de vérité, partagé sans artifices avec ceux qu’elle appelle simplement : sa famille.

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